mardi 1 mars 2016

Affaire n°143: "Les disparus de l'A16" de Maxime Gillio. Septième interrogatoire.



J'avais un peu arrêté ce rendez-vous littéraire parce que je n'avais pas vraiment d'auteur à interroger.
Mais j'ai eu envie de reprendre, j'espère que les interrogatoires que je vous proposerai vous plairont. Pour ce septième rendez-vous littéraire, je vous présente l’interrogatoire d’un meurtrier que je vous ai fait découvrir il n'y a pas si longtemps. Je vous présente donc cet interrogatoire de l'auteur Maxime Gillio.
C'est un auteur que j'ai découvert avec son roman "Les disparus de l'A16".
Maxime Gillio est vraiment très sympathique et je suis contente qu'il ait accepté cet interview, il a pris le temps de répondre a toutes mes questions avec souvent pleins d'humour comme dans son roman.
Vous pouvez d'ailleurs retrouver ma chronique ici.

Bonjour cher meurtrier. Merci d’avoir accepté cette interview.
Pour les enquêteurs qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous me parler de vous et de vos précédents romans ?

J'ai 40 balais, une dizaine de romans derrière moi, certains très sombres, d'autres très loufoques, et encore d'autres très sombres et loufoques.

Comment avez-vous eu l’idée et l’envie d’écrire un roman policier ?
90 % de mes lectures sont du roman noir ou du thriller. Et comme la poésie ne paie pas, le choix a vite été fait.

Virginia, Mère-Grand, Loa-Tseu et Curly sont des personnages caricaturés, comment avez-vous imaginé le physique et la personnalité de chacun ? Est-ce qu’ils sont un peu inspirés de votre entourage ou sont-ils totalement inventés ?
Physiquement, non, personne que je connaisse (surtout Curly !). Après, comme ce sont justement des personnages caricaturaux, j'y ai mis beaucoup de mes propres défauts, poussés aux extrêmes.


Quels défauts par exemple ?
Le côté râleur, lourdingue, impatient, intolérant, régressif, sans subtilité, scato et approximatif. En temps normal, j'essaie (?) de doser toutes ces composantes. Dans ce livre, non. Surtout pas.


Votre roman mêle enquête policière et moments plus comiques, comment vous est venu ce choix d’histoire ?
Ma volonté de départ était d'écrire un roman comique. D'habitude, c'est le sujet de l'histoire qui induit le ton que je vais employer, mais là, c'était l'inverse : je voulais un exutoire. J'ai donc cherché un sujet qui puisse à la fois donner lieu à une vraie enquête (car même si le roman est comique, j'insiste sur le fait qu'il y ait une vraie intrigue), mais qui puisse aussi être traité de façon plus légère. Je n'allais pas écrire un roman comique sur fond de pédophilie ou de génocide. Je suis donc parti sur ces histoires de disparitions mystérieuses sur l'autoroute A16.

En parlant de l’autoroute A16, votre roman se passe à Saint-Folquin, ce n’est pas une ville très connue, pourquoi ce choix ?
Avant d'être réédité chez J'ai Lu, ce roman a eu une première vie chez un éditeur régional du Pas-de-Calais, il fallait donc une localisation assez précise. Or, sur cette portion d'autoroute, à côté de chez moi, il n'y a pas tant d'aires que ça. Le choix était donc restreint, et comme je voulais donner un petit côté rural, c'est tombé tout naturellement sur ce village.

Dans cette histoire, vous évoquez aussi d’autres romans qui sont peut-être à paraître, je trouve l’idée vraiment originale. Est-ce que vous avez vraiment une idée des futures histoires ou est-ce uniquement pour ce roman ?
Pour être cohérent, il faudrait que ces romans ne voient jamais le jour, puisqu'ils sont virtuels. En revanche, ce que je peux vous annoncer, c'est que j'ai commencé à rédiger une deuxième enquête. J'ai dû la mettre de côté pour l'instant, mais nous allons voir avec mon éditrice si elle juge opportun que je la reprenne prochainement...

Comment écrivez-vous ? Avez-vous un rituel, des petites manies, un endroit où l’inspiration vous vient plus facilement ?
Je préfère écrire le matin, même s'il faut parfois s'adapter aux circonstances. De préférence dans mon bureau, tant qu'à faire. En revanche, condition sine qua non, il faut que je sois seul, et avec le moins de bruit possible. Ça, c'est vraiment un impératif auquel je ne peux déroger.

Vous avez écrit des romans policiers mais pour vous, quel serait le meurtre parfait ?
Faire mourir de rire ?

Si Virginia pouvait s’exprimer sur ce roman, qu’en penserait-elle ?
Il déchire la race à sa grand-mère !

Merci de m’avoir accordé un peu de votre temps cher meurtrier, un dernier mot pour la fin ?

Zythum (c'est le dernier mot de mon dictionnaire). Et merci à vous !

Encore merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.




2 commentaires:

A vos claviers chers enquêteurs !

(je réponds à tous les commentaires sur votre blog)