mardi 16 décembre 2014

Affaire n°004: "La maison où je suis mort autrefois" de Keigo Higashino.


Mes conclusions sur le meurtre: 
J’ai choisi de faire la chronique de ce livre parce que j’ai beaucoup aimé l’histoire et que le relire me tentait vraiment.
Le style de Keigo Higashino est assez spécial. Il crée vraiment une distance entre ses personnages et le lecteur. Au final on ressent peut-être encore plus le malaise qui habite les personnages. Je trouve que le style un peu froid et distant est bien choisi pour cette histoire.

Dans la première partie Keigo Higashino nous plonge doucement dans l’histoire, ça ne va pas trop vite et on apprend petit à petit à découvrir les personnages, la relation qui unit les deux personnages. On découvre aussi évidemment le sujet principal du livre. Une histoire qui pourrait paraître un peu banale mais qui au fur et à mesure de la lecture nous faire découvrir un environnement plus si banal que ça. On a envie d’en savoir plus à chaque page et de découvrir ce qui se cache derrière cette maison si particulière. Le fait que Keigo Higashino ait choisi un point de vue interne à l’un de ses personnages est intéressant. Par contre il arrive à créer une distance avec son lecteur. Il veut qu’on se sente mal à l’aise comme le sont les personnages face à leurs différentes découvertes. Plus on lit l’histoire plus on s’imagine une vie, un quotidien, une routine aux habitants de cette maison et je trouve ça bien que l’auteur ne nous dévoile pas tout et nous propose, à travers ses deux personnages principaux, plusieurs pistes.


Dans la deuxième partie, on en apprend plus sur un personnage bien précis. J’aime beaucoup l’idée de mettre des passages d’un journal intime. Ca nous permet de connaître un passé mais tout en le mêlant au présent, c’est assez original. Plus on avance dans l’histoire et plus on a envie d’en savoir plus. Il n’y a qu’un seul point de vue, ce qui fait que le lecteur apprend les choses en même temps que les personnages. Rien d’autre n’est dévoilé, c’est assez sympa ça nous permet d’être aussi perdu que les personnages, au niveau des révélations. Keigo Higashino aurait peut-être pu un peu plus approfondir les passages du journal intime mais ils restent tout de même assez réalistes, donc même si les passages sont courts ça n’enlève en rien au réalisme de l’histoire. Les lieux sont assez bien décrits on s’y croirait presque. Par contre les personnages manquent de descriptions c’est dommage… La fin de cette deuxième partie est pleine de rebondissements et on a envie d’en savoir plus.


Dans la troisième partie Keigo Higashino nous tient vraiment en haleine. Il dévoile petit à petit la vie de ses personnages et les mystères qui entourent cette famille. On découvre en même temps que les personnages les secrets que cachent la maison et ses anciens habitants. J’aime beaucoup le fait que l’auteur ne nous dévoile rien d’autre que ce que savent les personnages. Ainsi le mystère reste entier jusqu’à ce que les personnages le résolvent. Keigo Higashino continue de créer une distance entre le lecteur et ses personnages, c’est une façon d’écrire intéressante. Ce qui est bien aussi c’est que l’histoire en général ne va pas trop vite, finalement ça pourrait être quelque chose qui pourrait arriver à n’importe qui. Les personnages avancent pas à pas en "trébuchant" parfois sur certains détails. J’ai trouvé ça vraiment intéressant et très prenant !


Keigo Higashino nous dévoile tout dans la quatrième et dernière partie. Finalement on ne s’attendait pas vraiment à ce genre de révélations et on est surpris par ce que les personnages nous dévoilent. On est même aussi surpris qu’eux je pense. Keigo Higashino prend le temps de bien tout expliquer, c’est une bonne chose. Les noms sont en japonais mais l’auteur fait sans cesse des rappels ce qui fait que l’on ne peut pas se mélanger les pinceaux, c’est vraiment ça que j’ai apprécié ! Je pense qu’il faut peut-être un petit bagage de la culture japonaise pour comprendre certaines choses mais sinon on peut tout de même lire l’histoire sans problème. Il suffira juste au lecteur de chercher quelques mots de la culture japonaise mais ça ne freine pas la lecture. La fin est assez surprenante, je ne m’attendais pas à ce genre de fin mais elle est aussi très réaliste et c’est ce que j’aime dans les histoires, même si la plupart ne se finissent pas toujours de manière très réaliste.


L’histoire est tellement prenante que j’ai eu du mal à lâcher le livre, ce n’est que la fatigue qui m’a poussée à reprendre la lecture le lendemain.


Vous faire un peu parler: Déjà si vous avez envie je vous propose un petit quiz que j'ai fait (ici) pour voir si vous avez bien lu le livre !
Vous avez lu ce livre ? N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez ?
Comment réagiriez-vous si vous aviez eu le même passé, la même enfance que Sayaka ?
Comment avec-vous trouvé la fin ? Vous attendiez-vous à une autre fin et si oui laquelle ?
Quel personnage vous a le plus plu ?
Que pensez-vous du style de 
Keigo Higashino ?
La parole est à vous, chers enquêteurs !

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A vos claviers chers enquêteurs !

(je réponds à tous les commentaires sur votre blog)