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11 janv. 2016

Affaire n°143: "Les disparus de l'A16" de Maxime Gillio.

Meurtrier: Maxime Gillio
Victime: Les disparus de l'A16
Taille de l'arme: format poche
Type d'arme: j'ai lu
Nombre de pages que contient le rapport d'enquête: 283
Prix de la caution versée: 5 euros
Contacter le meurtrier: Son facebook - Son site internet
Date du meurtre: 2016

Affaire n°143: "Les disparus de l'A16" de Maxime Gillio.



Informations relatives à l'enquête: Je remercie l'auteur pour l'envoie de son roman. Je ne connaissais pas du tout l'auteur et je le remercie beaucoup pour l'envoi de son roman qui m'a permis de découvrir une enquête pas comme les autres. Le résumé m'a tout de suite plu et j'avais vraiment envie de découvrir ce roman.



Résumé de l'enquête: Triste publicité pour la commune de Saint-Folquin: quatre hommes et une femme ont disparu sur l'autoroute A16, aux abords du village. Trois disparitions inexpliquées survenues à quelques mois d'intervalles... Alors que la police piétine, la compagne d'un des disparus demande à Virginia Valmain de faire sa propre enquête. Quand la célèbre détective privée dunkerquoise, connue pour son franc-parler et ses mauvaises manières, débarque à Saint-Folquin avec son équipe de choc, les événements s'accélèrent. Virginia ne porte pas de gants et ne fait pas dans la dentelle... Attention aux éclaboussures !




Quelques lignes du rapport d'enquête:

Affaire n°143: "Les disparus de l'A16" de Maxime Gillio.


Mes conclusions sur le meurtre:
J’ai presque eu un coup de cœur pour ce roman. En tout cas c’est une histoire que j’ai pris beaucoup de plaisir à lire.
Au début je pensais que c’était une enquête classique mais j’ai vu assez rapidement que je me trompais.
L’auteur arrive très bien à mêler humour et enquête policière. C’est la première fois que je lis un roman de ce genre et j’avoue que cela me donne vraiment envie d’en lire d’autres.

Les personnages sont attachants, drôles et surtout ne se prennent pas au sérieux.
J’ai trouvé original que Maxime Gillio se fasse complètement oublier. En effet en lisant l’histoire  on ne sait plus qui de lui ou de Virginia est l’auteur du roman. Je trouve que Maxime Gillio est arrivé à faire quelque chose de vraiment sympa et original ! Personnellement c’est grâce à cela que je me souviendrai de ce roman.

Les descriptions sont bien présentes concernant le physique des personnages. Par contre j’aurais bien voulu un peu plus de détails par rapport aux scènes de crimes.
Ce qui est original c’est que les personnages se permettent le droit de stopper l’histoire pour parler entre eux, comme si le lecteur n’était pas là, ou pour parler directement à ce dernier. Virginia est une femme originale, pleine de vie et avec beaucoup d’idées pour faire ralentir l’enquête ou pour garder le suspense jusqu’au bout.
L’auteur fait des allusions à d’autres romans qui ne sont pas écrits mais qui j’espère le seront un jour !

Ce qui m’a un petit peu dérangée c’est que l’auteur met parfois (heureusement pas tout le temps) des mots et des phrases en allemand. Ne parlant pas cette langue je n’ai donc pas compris les phrases et j’aurais bien aimé que ces passages soient traduits. J’ai été un peu frustrée et j’en ai presque voulu à Virginia de ne pas intervenir pour faire les traductions.

En résumé, un livre qui m’a vraiment fait rire. Un roman que je vous conseille sans hésiter mais à ne pas lire dans un lieu public au risque que l’on vous regarde bizarrement en vous voyant rire à la lecture de certaines scènes.



Vous faire un peu parler: Déjà si vous avez envie je vous propose un petit quiz que j'ai fait (ici) pour voir si vous avez bien lu le livre !
Connaissez-vous cet auteur ? Avez-vous déjà lu son roman ?
Aimez-vous les romans qui mêlent enquête et comédie ?
Appréciez-vous les histoires où l’auteur fait tout pour que vous soyez transportés dans son univers ?
Si vous avez lu ce roman quel personnage avez-vous le plus aimé et pourquoi ?
Quel passage vous a le plus marqué et pourquoi ?

La parole est à vous, chers enquêteurs ! 



Affaire n°143: "Les disparus de l'A16" de Maxime Gillio. Septième interrogatoire.



J'avais un peu arrêté ce rendez-vous littéraire parce que je n'avais pas vraiment d'auteur à interroger.
Mais j'ai eu envie de reprendre, j'espère que les interrogatoires que je vous proposerai vous plairont. Pour ce septième rendez-vous littéraire, je vous présente l’interrogatoire d’un meurtrier que je vous ai fait découvrir il n'y a pas si longtemps. Je vous présente donc cet interrogatoire de l'auteur Maxime Gillio.
C'est un auteur que j'ai découvert avec son roman "Les disparus de l'A16".
Maxime Gillio est vraiment très sympathique et je suis contente qu'il ait accepté cet interview, il a pris le temps de répondre a toutes mes questions avec souvent pleins d'humour comme dans son roman.
Vous pouvez d'ailleurs retrouver ma chronique ici.

Bonjour cher meurtrier. Merci d’avoir accepté cette interview.
Pour les enquêteurs qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous me parler de vous et de vos précédents romans ?

J'ai 40 balais, une dizaine de romans derrière moi, certains très sombres, d'autres très loufoques, et encore d'autres très sombres et loufoques.

Comment avez-vous eu l’idée et l’envie d’écrire un roman policier ?
90 % de mes lectures sont du roman noir ou du thriller. Et comme la poésie ne paie pas, le choix a vite été fait.

Virginia, Mère-Grand, Loa-Tseu et Curly sont des personnages caricaturés, comment avez-vous imaginé le physique et la personnalité de chacun ? Est-ce qu’ils sont un peu inspirés de votre entourage ou sont-ils totalement inventés ?
Physiquement, non, personne que je connaisse (surtout Curly !). Après, comme ce sont justement des personnages caricaturaux, j'y ai mis beaucoup de mes propres défauts, poussés aux extrêmes.


Quels défauts par exemple ?
Le côté râleur, lourdingue, impatient, intolérant, régressif, sans subtilité, scato et approximatif. En temps normal, j'essaie (?) de doser toutes ces composantes. Dans ce livre, non. Surtout pas.


Votre roman mêle enquête policière et moments plus comiques, comment vous est venu ce choix d’histoire ?
Ma volonté de départ était d'écrire un roman comique. D'habitude, c'est le sujet de l'histoire qui induit le ton que je vais employer, mais là, c'était l'inverse : je voulais un exutoire. J'ai donc cherché un sujet qui puisse à la fois donner lieu à une vraie enquête (car même si le roman est comique, j'insiste sur le fait qu'il y ait une vraie intrigue), mais qui puisse aussi être traité de façon plus légère. Je n'allais pas écrire un roman comique sur fond de pédophilie ou de génocide. Je suis donc parti sur ces histoires de disparitions mystérieuses sur l'autoroute A16.

En parlant de l’autoroute A16, votre roman se passe à Saint-Folquin, ce n’est pas une ville très connue, pourquoi ce choix ?
Avant d'être réédité chez J'ai Lu, ce roman a eu une première vie chez un éditeur régional du Pas-de-Calais, il fallait donc une localisation assez précise. Or, sur cette portion d'autoroute, à côté de chez moi, il n'y a pas tant d'aires que ça. Le choix était donc restreint, et comme je voulais donner un petit côté rural, c'est tombé tout naturellement sur ce village.

Dans cette histoire, vous évoquez aussi d’autres romans qui sont peut-être à paraître, je trouve l’idée vraiment originale. Est-ce que vous avez vraiment une idée des futures histoires ou est-ce uniquement pour ce roman ?
Pour être cohérent, il faudrait que ces romans ne voient jamais le jour, puisqu'ils sont virtuels. En revanche, ce que je peux vous annoncer, c'est que j'ai commencé à rédiger une deuxième enquête. J'ai dû la mettre de côté pour l'instant, mais nous allons voir avec mon éditrice si elle juge opportun que je la reprenne prochainement...

Comment écrivez-vous ? Avez-vous un rituel, des petites manies, un endroit où l’inspiration vous vient plus facilement ?
Je préfère écrire le matin, même s'il faut parfois s'adapter aux circonstances. De préférence dans mon bureau, tant qu'à faire. En revanche, condition sine qua non, il faut que je sois seul, et avec le moins de bruit possible. Ça, c'est vraiment un impératif auquel je ne peux déroger.

Vous avez écrit des romans policiers mais pour vous, quel serait le meurtre parfait ?
Faire mourir de rire ?

Si Virginia pouvait s’exprimer sur ce roman, qu’en penserait-elle ?
Il déchire la race à sa grand-mère !

Merci de m’avoir accordé un peu de votre temps cher meurtrier, un dernier mot pour la fin ?

Zythum (c'est le dernier mot de mon dictionnaire). Et merci à vous !

Encore merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.