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21 avr. 2016

Affaire n°172: "Le naufragé de la Méduse" de Catherine Cuenca.

Meurtriére: Catherine Cuenca
Victime: Le naufragé de la Méduse
Taille de l'arme: grand format
Type d'arme: bulles de savon
Nombre de pages que contient le rapport d'enquête: 189
Prix de la caution versée: 13 euros 90
Contacter la meurtrière: Son site internet
Date du meurtre: 24 février 2016

Affaire n°172: "Le naufragé de la Méduse" de Catherine Cuenca.




Informations relatives à l'enquête: Je lis ce roman grâce au service presse avec les éditions Bulles de savon. Je les remercie d'ailleurs les éditions et Jill pour leurs confiances.




Résumé de l'enquête: 1818. A Paris, le peintre Géricault travaille à un tableau sur le naufrage de la frégate la Méduse, ce drame de la mer qui a coûté la vie à cent cinquante personnes, deux ans plus tôt. Mélia, dont le père matelot a péri dans le naufrage, suit de près l'avancée du tableau. Mais bientôt, Géricault reçoit des lettres anonymes où on l'encourage à abandonner son projet. Lorsque les lettres se transforment en menaces et que Louis, l'apprenti du peintre, disparaît, Mélia se retrouve au cœur d'une sombre histoire. Pourquoi veut-on étouffer l'affaire de la Méduse ? Que s'est-il réellement passé à bord ? Géricault réussira-t-il à terminer son tableau ?




Quelques lignes de rapport d'enquête:

Affaire n°172: "Le naufragé de la Méduse" de Catherine Cuenca.



Mes conclusions sur le meurtre:
J’ai beaucoup apprécié ce roman qui mêle enquête, naufrage d’un bateau et tableau.
Dans ce roman Catherine Cuenca nous fait partager le quotidien de personnages peu ordinaires. En effet nous sommes plongés dès les premières pages dans le quotidien du célèbre peintre Géricault, l’auteur du tableau, "Le Radeau de la Méduse".
Dans ce roman où se mêlent fiction et réalité l’auteure nous propose de mener l’enquête sur des lettres anonymes mais aussi sur des révélations qui bouleversent la vie de Mélia, personnage principal.

J’ai trouvé les idées vraiment intéressantes. L’histoire est prenante et j’ai vraiment eu envie à chaque fin de chapitre d’en savoir plus et de découvrir ce qui allait se passer pour ces protagonistes.
Ces derniers sont si attachants que je me suis même prise d’affection pour certains d’entre eux, je n’avais vraiment pas envie que l’histoire se termine !

L’enquête est bien menée et en tant que lecteur on peut nous aussi essayer de la résoudre. Personnellement même si j’avais quelques doutes je ne suis pas arrivée à découvrir qui était derrière tout cela avant que son nom ne soit donné.
Par contre il est un peu dommage que des enquêteurs officiels de la police ne soient pas plus mis en avant. Là ce sont vraiment les civils qui font tout.
En ce qui concerne les descriptions elles sont assez présentes dans l’ensemble. J’aurais peut-être souhaité avoir un peu plus de scènes concernant le tableau après que tout se soit résolu, c’est vrai que je trouve que cela manque un peu au roman.

On sent vraiment que l’auteure a fait des recherches mais qu’elle a aussi voulu s’approprier l’histoire de ce tableau. Je trouve que c’est vraiment une bonne idée !
La fin du roman est intéressante et touchante mais un peu trop rapide… j’aurais souhaité avoir un peu plus de détails concernant la vie des personnages après tout ce qui s’est passé.
A la fin du livre il y a quelques pages de bonus pour nous expliquer l’histoire de ce tableau, ce qui est réel et ce qui est fictif. Je trouve que ce genre de bonus apporte un vrai plus au livre.



Vous faire un peu parler: Déjà si vous avez envie je vous propose un petit quiz que j'ai fait (ici) pour voir si vous avez bien lu le livre !
Connaissez-vous le tableau "Le Radeau de la Méduse" ?
Avez-vous déjà lu des romans sur des tableaux très connus ? Si oui, n’hésitez pas à me donner des titres !
Aimez-vous les romans mêlant fiction et réalité ?
Si vous avez lu ce roman qu’en avez-vous pensé ? Est-ce qu’il vous a plu ou pas ?
Quel protagoniste avez-vous le plus apprécié et pourquoi ?
Quel passage vous a le plus plu ?

La parole est à vous, chers enquêteurs !


Affaire n°172: "Le naufragé de la Méduse" de Catherine Cuenca. Dixième interrogatoire.


J'espère que les interrogatoires que je vous propose vous plaisent. Pour ce dixième rendez-vous littéraire, je vous présente l’interrogatoire d’une meurtrière que je vous ai fait découvrir il n'y a pas si longtemps. Je vous présente donc cet interrogatoire de l'auteure Catherine Cuenca.
C'est un auteur que j'ai découvert avec son roman "Le naufragé de la méduse".
Catherine Cuenca est une auteure qui a pris le temps de répondre à chacune de mes questions. Je l'en remercie d'ailleurs.
Vous pouvez d'ailleurs retrouver ma chronique ici.




Bonjour, chère meurtrière, merci d’avoir accepté d’être interviewée.Pour les enquêteurs qui ne vous connaissent pas, pouvez-vous vous présenter un peu, nous raconter votre parcours ?
J'écris des histoires depuis l'enfance, donc autant dire que j'ai toujours écrit. Je me suis également très tôt intéressée à l'Histoire, par le biais du Moyen Age. C'est à dix-neuf ans que j'ai commis mon premier crime, avec un roman historique sur la Grande Guerre.  J'ai ensuite poursuivi mes études avec une licence d'Histoire, tout en continuant à écrire des romans plus ou moins sanglants.  En 2010, après avoir concilié durant plusieurs années un travail salarié et mes activités d'écriture, j'ai décidé de devenir écrivain à temps plein. A ce jour, j'ai publié une trentaine d'ouvrages chez différents éditeurs, des romans historiques mais également des séries historico-fantastiques à destination de la jeunesse, où je laisse des créatures malfaisantes et des événements surnaturels s'allier pour tourmenter mes personnages !

L’histoire met en scène un tableau célèbre de Géricault, comment vous est venue cette idée et pourquoi ce tableau ?
C'est un tableau que je connaissais très vaguement… Je croyais qu'il représentait un passage de la Bible ! C'est en regardant un documentaire à la télé que j'ai découvert l'histoire du radeau. Le récit du naufrage de la Méduse et les zones d'ombres qui ont longtemps entouré la catastrophe m'ont fourni un cadre idéal pour le roman à suspense que je voulais écrire à ce moment-là.


Vous écrivez des romans pour adolescents, pourquoi ce choix et qu’est-ce qui vous plaît dans ce genre de roman ?
Ayant commencé à écrire très jeune, j'avais pour référence des ouvrages jeunesse, en particulier les romans des collections de poche illustrées. Je rêvais d'être publiée dans l'une d'elles, et c'est comme cela que j'ai écrit un premier roman destiné à la jeunesse. Après sa parution, j'ai réalisé que j'étais tout à fait à l'aise dans ce genre (des romans plutôt courts et enlevés) et j'ai continué à y sévir...

Mélia est un personnage important de l’histoire, comment l’avez-vous créé ? Est-elle totalement inventée ou est-ce que vous vous êtes inspirée de quelqu’un de votre entourage ?
C'est un personnage totalement inventé. A l'origine, je n'avais pas prévu qu'elle soit métisse. C'est en prenant conscience de l'importance du message anti-esclavagiste dans le tableau de Géricault et des lois discriminatoires à l'égard des personnes dites "de couleur" dans la France du début du XIXe siècle que j'ai fait ce choix. Le fait que Mélia soit métisse renforce la portée de ces thématiques dans le roman.

Est-ce qu’il y a un passage du roman que vous aimez particulièrement ? Si oui lequel et pourquoi ?
J'ai particulièrement aimé recréer toutes les atmosphères nocturnes – la première nuit, où il pleut des cordes et où Mélia repère une étrange silhouette au coin de la rue, son rendez-vous dans la cour de la maison… Ces ambiances empreintes de mystère font monter la tension et redouter un événement dramatique, ce dont je raffole !

Si vous deviez choisir entre le personnage de Géricault, celui de Mélia et celui de Henri Lubin lequel choisiriez-vous de vivre les aventures et pourquoi ? 
Géricault a mis en œuvre de nouvelles techniques de dessin et de peinture, en opposition au conformisme académique de son époque. Il avait une véritable vision de l'art, originale et audacieuse, qui a contribué à lancer le mouvement romantique. Certes, il est mort à trente-deux ans, des suites d'un accident. Mais sa courte vie a été si remarquable qu'elle valait bien la peine d'être vécue !

Comment écrivez-vous ? Avez-vous un rituel, des petites manies, un endroit où l’inspiration vous vient plus facilement ?
J'écris dans mon bureau, l'après-midi. Mais c'est la nuit que les idées et les mots me viennent le plus facilement. J'éteins les lumières, j'allume une ou deux bougies, et l'ambiance devient idéale pour imaginer une histoire mystérieuse, jalonnée de rebondissements et, parfois, de cadavres...

Savez-vous de quoi va parler votre prochain livre ? Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Quatre nouveaux romans sortiront entre août et novembre : La révolution d'Aurore, chez Nathan, où je ferai tomber quelques têtes révolutionnaires, notamment celle de la célèbre femme politique Olympe de Gouges ; Le loup du bois sanglant, chez Oskar, un thriller ayant pour cadre la Grande Guerre et la guerre franco-prussienne de 1870, plutôt sanglant, comme son titre l'indique ; La guerre des dieux, le troisième et dernier tome de ma trilogie La prophétie des runes chez Gulf Stream, épopée épique durant les temps barbares, où les terribles batailles entre les ancêtres de Clovis, Attila et les Romains, feront le bonheur de dieux cruels; enfin, Il faut gagner la bataille de Verdun ! , chez Oskar, qui mettra en scène les dix derniers jours de l'affrontement entre Français et Allemands devant l' "immortelle Cité" en 1916.

Pour finir, même si dans votre roman on retrouve le coupable, selon vous quel serait le meurtre parfait ?
Celui où le meurtrier ne laisserait aucun indice qui puisse l'incriminer. Or, dans le roman, le coupable en oublie bon nombre derrière lui...

Merci de m’avoir accordé un peu de votre temps, chère meurtrière, un dernier mot pour la fin ?
Les lecteurs qui voudraient me retrouver pour me confier leurs impressions sur mes différents crimes peuvent le faire ces jours-ci : je serai en dédicace à la médiathèque de Calais le jeudi 26 mai à partir de 17h30 et les 4 et 5 juin au Festival des Jeunes Auteurs de Saint-Geoirs (Isère).

Encore merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.


7 avr. 2016

Affaire n°168: "Les détectives de l'histoire - tome 1, Néron l'incendiaire" de Claude Merle.

Meurtrier: Claude Merle
Victime: Les détectives de l'histoire - tome 1, Néron l'incendiaire
Taille de l'arme: grand format
Type d'arme: bulles de savon
Nombre de pages que contient le rapport d'enquête: 201
Prix de la caution versée: 13 euros 90
Date du meurtre: 23 mars 2016

Affaire n°168: "Les détectives de l'histoire - tome 1, Néron l'incendiaire" de Claude Merle.




Informations relatives à l'enquête: Je lis ce roman grâce au service presse avec les éditions Bulles de savon. Je les remercie d'ailleurs les éditions et Jill pour leurs confiances.




Résumé de l'enquête: La ville brûle. Trois quartiers sont entièrement détruits; sept autres en grande partie ruinés. 10 000 morts, 200 000 sans abris. Tout démontre que l'incendie est volontaire. Néron accuse les chrétiens. Une enquête est ouverte. Les soupçons se portent sur l'empereur. Mais le mystère est encore loin d'être élucidé...




Quelques lignes de rapport d'enquête:

Affaire n°168: "Les détectives de l'histoire - tome 1, Néron l'incendiaire" de Claude Merle.


Mes conclusions sur le meurtre:
J’ai beaucoup apprécié ce roman. Claude Merle revient sur le terrible incendie qui a ravagé Rome et sur ses conséquences.
Personnellement j’avais entendu parler de cet épisode de l’Histoire comme tout le monde je pense mais je ne m’y étais jamais vraiment intéressée. Grâce à ce roman c’est maintenant plus clair pour moi.
L’auteur ne se contente pas de nous indiquer les faits il crée une histoire avec une petite enquête pour connaître le coupable et des évènements tragiques.

Les personnages m’ont semblé vivants et je me suis rendue compte que tout n’était pas si simple à cette époque. En effet il y avait beaucoup de complots mais aussi d’injustices.
L’histoire se lit très facilement, le style n’est pas lourd comme on pourrait s’y attendre. L’auteur a sûrement voulu en faire une histoire et non juste relever les faits comme on pourrait les retrouver dans un livre d’Histoire.
Je pense que ce serait un très bon livre à faire étudier au collège !

Personnellement j’avoue que je ne me suis pas souvenue de tous les noms. Certains se ressemblaient un peu trop… Mais c’est vraiment quelque chose de très personnel !
Il aurait pu être intéressant de mettre un peu plus en avant les enquêteurs de la police. Ces derniers ne sont presque pas évoqués alors que l’on a tout de même affaire à quelque chose de sérieux… Je pense que cet aspect manque un petit peu au roman.

Pour ce qui est des descriptions physiques des personnages il n’y en a presque pas… C’est dommage, j’aurais vraiment aimé m’imaginer César ou Maximus et cela n’a malheureusement pas été le cas. Les lieux sont indiqués, on ressent l’atmosphère pesante à certains moments mais je n’ai pas voyagé jusqu’à Rome… Et encore moins la Rome de 64 après J.C.
J’aurais bien apprécié être, par exemple, sur un char tiré par des chevaux, et même si ce moyen de locomotion est évoqué il n’est pas assez présent dans le roman, selon moi.
J’ai par contre retrouvé les jeux dans les arènes qui sont malheureusement tristement célèbres. L’auteur aurait pu s’y attarder un peu plus ou alors ne pas en décrire qu’un seul comme c’est le cas. Ces moments étaient quand même importants dans la vie des Romains !

La fin du roman est intéressante et c’est une fin comme je les aime ! Les petits bonus à la fin du roman sont très utiles. En effet l’auteur ajoute une petite carte de la ville avec certaines explications. De plus il fait un récapitulatif des noms des protagonistes avec leurs rôles dans l’histoire. Il finit par un index avec des noms utilisés à l’époque que l’on pourrait ne pas connaître ainsi que les dieux et les déesses.
Par contre, je pense que les mots utilisés à l’époque aurait dû être rajoutés à la fin des pages au fur et à mesure de leurs apparitions. Cela aurait été plus pratique, je pense.

En résumé un roman qui m’a fait découvrir une partie de l’Histoire de Rome que je ne connaissais pas entièrement. Un roman que je conseille sans hésiter aux lycéens qui étudient cette période de l’Histoire.

Vous faire un peu parler: Déjà si vous avez envie je vous propose un petit quiz que j'ai fait (ici) pour voir si vous avez bien lu le livre !
Connaissiez-vous ce triste événement de l’histoire de Rome ?
Avez-vous déjà lu des romans relatant des faits réels de l’Histoire sous forme de roman ?
Auriez-vous aimé vivre à cette époque, au temps des Romains, avec des chars tirés par des chevaux et assister aux jeux romains ?
Si vous avez lu ce roman qu’est-ce que vous en avez pensé ?
Quel passage avez-vous le plus apprécié et pourquoi ?

La parole est à vous, chers enquêteurs !

Affaire n°168: "Les détectives de l'histoire - tome 1, Néron l'incendiaire" de Claude Merle.