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9 avr. 2015

Affaire n°064: "Le 7ème péché" d'Olivier Kourilsky.



Meurtrier: Olivier Kourilsky
Victime: Le 7ème péché
Taille de l'arme: grand format
Type d'arme: glyphe
Nombre de pages que contient le rapport d'enquête: 204
Prix de la caution versée: 15 euros
Contacter le meurtrier: Son facebook - Son site internet
Date du meurtre: 1 septembre 2014

Affaire n°064: "Le 7ème péché" d'Olivier Kourilsky.




Informations relatives à l'enquête: Je lis ce roman dans le cadre d'un partenariat avec l'auteur. Il m'a très gentiment envoyé son roman. C'est un auteur que je ne connaissais pas mais dont les couvertures de romans m'intriguaient et me plaisaient.




Résumé de l'enquête: Christian Arribeau, jeune médecin ambitieux et pétri d'orgueil, a planifié sa carrière pour accéder aux plus hautes fonctions, balayant tous ses concurrents. Il vient de franchir la dernière étape avant sa nomination comme professeur de néphrologie. Mais, alors qu'il sort discrètement d'un immeuble, il renverse un clochard qui s'est jeté sous ses roues. Paniqué à l'idée des conséquences sur sa carrière et persuadé que personne ne l'a vu, il prend la fuite.
Commence alors une vertigineuse descente aux enfers, orchestrée par l'obstination d'un policier et l'intervention d'un témoin mystérieux aux motivations obscures.
S'agissait-il d'un banal accident ou d'une machination ? Et dans ce cas, qui tire les ficelles ? L'univers bien organisé et la belle assurance d'Arribeau vont s'écrouler comme un château de cartes





Quelques lignes de rapport d'enquête:

Affaire n°064: "Le 7ème péché" d'Olivier Kourilsky.


Mes conclusions sur le meurtre:
Le roman est vraiment intéressant.
Tout au long du roman Olivier Kourilsky nous dresse le portrait d’un personnage sûr de lui et carriériste.
Sa vie se retrouve malgré tout bouleversée en l’espace d’une seule nuit, de quelques minutes…
Tout au long du roman l’auteur nous divulgue les secrets, les craintes mais aussi les espoirs de ses personnages parfois hors du commun mais toujours humains.

Olivier Kourilsky alterne les différents points de vue mais sans jamais nous divulguer les causes et les raisons de ce qui s’est réellement passé cette nuit-là.
Ce n’est qu’à la fin, dans les dernières pages du roman que tout s’explique et se met réellement en place.
Chaque protagoniste a son rôle et sa place dans ce roman. J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteur n’en laisse aucun de côté.
Même s’il y a des personnages que l’on côtoie un peu moins souvent il y a aussi des protagonistes que l’on peut avoir dans notre entourage. Cela donne une dimension plus réelle à ce qu’il se passe dans l’histoire.
J’ai beaucoup apprécié le personnage principal pour lequel on constate une réelle évolution. Ce qui m’a un peu frustrée c’est que j’aurais aussi aimé voir ce changement dans ses sentiments et cela n’a pas été le cas…

Les personnages ont chacun une personnalité qui leur est propre avec leurs qualités et leurs défauts. Cela reflète certains caractères que l’on peut rencontrer dans la vie courante.
J’ai beaucoup aimé le fait que ce soit une histoire qui puisse arriver à n’importe qui. En effet qui n’a jamais eu envie de se venger d’une personne qui nous a fait du mal. La vengeance peut prendre plusieurs directions, je vous l’accorde mais je pense que certaines situations peuvent arriver plus facilement que d’autres.
Selon moi il manque quelques descriptions au niveau des sentiments et ressentis. J’aurais vraiment apprécié ressentir ce que pouvaient éprouver les protagonistes à certains moments importants du roman et cela n’a pas été tout à fait le cas.
Les descriptions en général sont assez développées et suffisent à s’imaginer les personnages ou les lieux. J’aurais bien voulu un peu plus de détails concernant certaines scènes.
La fin est intéressante, le retournement de situation même à la fin du roman est bien orchestré et surprend le lecteur. On ne s’y attend vraiment pas !
En résumé un bon roman, avec une écriture fluide et facile à lire. Je n’ai pas vu les pages se succéder !




Vous faire un peu parler: Déjà si vous avez envie je vous propose un petit quiz que j'ai fait (ici) pour voir si vous avez bien lu le livre !
Comment avez-vous trouvé ce roman ? Vous a-t-il semblé assez réaliste dans l’ensemble ?
Quel personnage avez-vous le plus aimé et pourquoi ?
Comment avez-vous trouvé le personnage de Christian Arribeau et son évolution ?
La fin est assez surprenante, vous a-t-elle plu ? Et pourquoi ?
Olivier Kourilsky n’en est pas à son premier roman, avez-vous lu les précédents ? Et si non ce roman vous a-t-il donné envie de lire les autres.

La parole est à vous, chers enquêteurs ! 



                          

Affaire n°064: "Le 7ème péché" d'Olivier Kourilsky. Premier interrogatoire.



Me voilà pour un nouveau rendez-vous littéraire.
Chaque premier du mois je vous proposerai un interrogatoire d’un meurtrier dont j’ai lu le roman.
L’idée m’est venue en lisant une interview qu’avez fait Kerry et je me suis dit que cela serait sympa de vous offrir chaque mois un nouvel interrogatoire.

Pour ce premier interrogatoire, j’ai choisis Olivier Kourilsky dont j’ai chroniqué le livre il y a peu et dont vous pouvez retrouver la chronique de son roman "Le 7ème péché" ici.


Bonjour cher meurtrier. Merci d’avoir accepté cette interview.
Pour les enquêteurs qui ne vous connaissent pas encore, pouvez-vous me parler de vous et de vos précédents romans ?

Je suis médecin néphrologue, et j'ai  dirigé un service de néphrologie dans un  hôpital d’Ile de France pendant une trentaine d’années.
J'ai commencé à écrire des romans policiers il y a un peu plus de dix ans et  publié sept ouvrages depuis 2005, dont le troisième a été récompensé par le prix Littré en 2010 et le dernier par le prix du polar d’Aumale en 2014.
Mes romans se déroulent le plus souvent dans le milieu médical hospitalier à des périodes diverses, allant des années 60 à l’époque contemporaine, et mettent volontiers en scène des personnages récurrents. 


Vous avez écrit 7 romans. De quel roman aimez-vous le plus parler ?
Vous me posez une question difficile, c'est un peu comme si on demandait à un père lequel de ses enfants est son préféré ! Ils ont tous leur charme à mes yeux, même si mon écriture a nécessairement évolué entre le premier et le septième... tout récemment, à l'occasion d'une réédition, j'ai relu le premier, je me demandais un peu comment j'allais réagir : eh bien, j'ai éprouvé du plaisir à le relire ! Chacun a une particularité qui m'a passionné pendant la période de conception et d'écriture.

Vous avez dit que vous aviez aimé relire votre premier roman, c’est celui dont vous êtes le plus fier ?
Non, pas forcément. C'est juste le premier ! Et comme toujours dans les premières œuvres, il y a beaucoup de détails autobiographiques. Il se passe à l'époque de mes études médicales, j'avais aussi envie de témoigner sur certaines choses que les jeunes générations n'ont (heureusement) jamais connues: les avortements clandestins (externe, on en voyait une dizaine par nuit de garde ! chef de clinique en réanimation, on accueillait 3 a 4 formes gravissimes par mois avec des morts, des séquelles, etc ..! mais aussi la peine de mort qui personnellement me révulse (je sais que je vais me faire des ennemis, là..).

Dans votre dernier roman que j’ai chroniqué, le 7ème péché, le lieutenant s’appelle Pougnisky. Il y a une certaine ressemblance avec votre nom Kourilsky. Auriez-vous aimé travailler dans la police ?

Bien vu ! Le choix de ce nom était un clin d'œil à mes amis de l'Offrande musicale (une association que nous avions montée avec un kiné et une orthophoniste à l'hôpital pour apporter les bienfaits de la musique aux patients). Nous organisons des "concerts" dans la maison de retraite notamment, et je m'y suis produit plusieurs fois au piano (heureusement pour eux, de nombreux résidents étaient un peu sourds !). L'une d'entre elles a dit un jour "quand est-ce qu'il revient le docteur Pougnisky? "
Je ne sais pas si j'aurais aimé travailler dans le police (parfois, je regrette de ne pas être policier quand je suis témoin d'incivilités grossières...), mais au-delà de certains excès que tout le monde connaît (et dont aucune profession n'est exempte), j'admire et je respecte leur travail.


Comment écrivez-vous ? Avez-vous un rituel, des petites manies, un endroit où l’inspiration vous vient plus facilement ?
Je n'ai aucune "hygiène d'écriture"... J'écris lorsque l'inspiration me prend, souvent le matin à la fraîche, mais aussi bien dans la journée, parfois la nuit en période de fièvre créatrice ! Et parfois pas du tout pendant plusieurs jours !! Au calme, ou au milieu d'une maisonnée bruyante… mais avant de commencer un ouvrage, il faut que j'ai un synopsis dans la tête (pour un roman policier, c'est en général indispensable). Après, c'est le miracle de l'écriture, les idées viennent enrichir l'intrigue en cours de route !

Vous avez écrit des romans policiers mais pour vous, quel serait le meurtre parfait ?
Je suis un meurtrier trop impulsif pour vous répondre !

Est-ce que vous lisez ou regardez les séries policières ? Si oui quel roman, quel film ou série conseilleriez-vous à vos lecteurs et pourquoi ?
Je lis de tout, des romans policiers, des essais historiques, des romans fantastiques, des romans "tout court ". Parmi les policiers j'aime beaucoup Michael Connelly, ses personnages ont une épaisseur humaine, Ruth Rendell (qui vient de disparaître), les séries télévisées, je les regarde rarement (j'ai quand même vu "engrenages" qu'on m'avait prêté, avec plaisir).

J’ai parlé avec vous, vous semblez quelqu’un de très proche de vos lecteurs, c’est important pour vous ?
Bien sûr, on écrit pour eux ! Mon plus grand plaisir est lorsqu'on vient me dire "je n'ai pas pu fermer ce livre avant de l'avoir terminé", ou "j'ai appris beaucoup de choses sur tel ou tel sujet", parce que moi aussi, j'ai dû me documenter pour écrire… et donc m'instruire !

Merci de m’avoir accordé un peu de votre temps cher meurtrier, un dernier mot pour la fin ?
Je suis médecin avant tout, j'aime les gens, je n'aime pas la violence, je n'aime pas trop les psychopathes et les excès d'hémoglobine... mais la vie est aussi faite de cela… et la médecine, c'est parfois comme une enquête de police, il faut rechercher des indices, les mettre en corrélation. C'est peut-être pourquoi, j'ai commencé par l'écriture de romans policiers !

Encore merci d’avoir pris le temps de répondre à mes questions.
C’était avec plaisir.